Mis à jour le 09/07/2026 - Par Camille Gayral
L’assurance habitation (ou multirisque habitation, MRH) n’est obligatoire que pour les locataires et les copropriétaires ; elle reste fortement recommandée pour les propriétaires occupants. Sa résiliation obéit à des règles précises selon l’ancienneté du contrat et le motif invoqué. Ce guide fait le point sur les délais, les démarches et les modèles de lettres à utiliser.
Le moment où vous pouvez résilier dépend avant tout de l’ancienneté de votre contrat et du motif que vous invoquez. Voici les quatre cas de figure les plus courants.
Résiliation possible uniquement sur motif légitime : déménagement, vente du logement, changement de situation matrimoniale ou professionnelle, ou hausse de prime non justifiée.
Résiliation à la date anniversaire du contrat, avec un préavis de 2 mois. Si l’assureur ne vous a pas informé à temps de cette échéance, vous disposez de 20 jours supplémentaires après réception de l’avis.
Dès le 13e mois de contrat, résiliation à tout moment, sans motif ni frais. L’effet intervient un mois après réception de la demande par l’assureur.
Pour un contrat souscrit à distance ou hors établissement, vous disposez de 14 jours après la souscription pour vous rétracter sans justification.
Les motifs de résiliation sont variés : certains relèvent d’un changement de situation personnelle, d’autres d’une recherche de meilleures conditions tarifaires. Voici les plus fréquents.
Un changement de résidence principale est un motif légitime de résiliation, même avant la première année du contrat.
Après un an, rien n’empêche de changer d’assureur si une offre plus compétitive est identifiée, sans frais de résiliation.
Deux contrats distincts deviennent inutiles : l’un des deux peut être résilié au profit d’un contrat commun, souvent plus économique.
La vente entraîne automatiquement le transfert du contrat à l’acquéreur (article L121-10 du Code des assurances), sauf résiliation expresse du vendeur.
Une hausse décidée par l’assureur, non liée à une évolution légale, ouvre un droit de résiliation dans les 30 jours suivant sa notification.
Un remboursement jugé insuffisant ou un délai de traitement trop long peuvent motiver un changement d’assureur dès que le contrat le permet.
La lettre recommandée avec accusé de réception reste la méthode la plus sûre pour résilier, quel que soit le motif invoqué. Certains assureurs proposent également une résiliation depuis l’espace client en ligne : dans ce cas, vérifiez toujours les conditions générales de votre contrat.
Consultez vos conditions particulières pour connaître la date de souscription et la date anniversaire de votre contrat, qui déterminent le délai applicable.
Votre courrier doit mentionner vos coordonnées, votre numéro de contrat, l’adresse du bien assuré, le motif invoqué et la date d’effet souhaitée.
En cas de motif légitime (acte de vente, nouveau bail, justificatif de déménagement…), joignez la pièce correspondante : sans elle, votre demande pourrait être rejetée.
Avec Resilier.com, votre lettre est générée, imprimée et expédiée par La Poste. Vous recevez une preuve de dépôt et un accusé de réception dans votre espace client, sans vous déplacer.
Chaque assureur a ses propres coordonnées de résiliation et parfois des spécificités propres à son contrat. Retrouvez ci-dessous nos guides dédiés par marque.
En cas de vente, le contrat est automatiquement transféré à l’acquéreur, sauf si celui-ci refuse le maintien ou si le vendeur demande expressément la résiliation dans le mois suivant la vente.
Le contrat n’est pas automatiquement résilié : il se poursuit au profit des héritiers ou de la succession, sauf demande expresse de résiliation adressée à l’assureur avec un acte de décès.
Vérifiez que les prélèvements cessent bien à la date d’effet indiquée sur votre confirmation, et souscrivez un nouveau contrat avant la date d’effet si votre logement doit rester assuré sans interruption (obligation légale pour les locataires et copropriétaires).
Oui, mais seulement après un an de contrat, grâce à la loi Hamon. Avant cette durée, la résiliation n’est possible qu’à l’échéance annuelle (loi Chatel) ou pour un motif légitime comme un déménagement ou une vente.
Elle est obligatoire pour les locataires et les copropriétaires. Les propriétaires occupants n’y sont pas légalement tenus, mais elle reste fortement recommandée pour couvrir les dommages au logement et la responsabilité civile.
Le contrat est transféré automatiquement au nouvel acquéreur, sauf refus de sa part ou demande de résiliation du vendeur dans le mois suivant la vente, par courrier à l’assureur.
Non. Aucun assureur ne peut facturer de frais de résiliation à un particulier lorsque la demande est conforme aux conditions légales. La cotisation déjà écoulée reste due, mais toute somme versée pour une période future vous est remboursée.
Via la loi Hamon, la résiliation prend effet un mois après réception de la demande par l’assureur. À échéance (loi Chatel), l’effet coïncide avec la date anniversaire du contrat, à condition que le courrier soit reçu au moins 2 mois avant.
Oui, sauf si vous êtes locataire ou copropriétaire, auquel cas l’assurance habitation est une obligation légale continue. Dans ce cas, souscrivez votre nouveau contrat avant la date d’effet de la résiliation pour éviter toute interruption de couverture.
Ce guide est fourni à titre informatif. Les conditions de résiliation peuvent évoluer : vérifiez toujours les conditions générales en vigueur auprès de votre assureur avant d’engager une démarche.